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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 22:46

Après l’effondrement de l’URSS début des années 90, les privatisations s’enchaînent et bénéficient notamment aux réseaux para-mafieux. Ils profitent de la situation déjà très précaire de la population  pour acquérir des appartements, terrains…à bas prix. La situation économique et sociale amène certain citoyen ex-soviétique à vendre le peu de biens qu’ils possèdent à un prix dérisoire.

 

En 1995, Slava, moscovite et technicien en chimie, n’a plus de travail. Il vient de se marier et déjà, le couple va très mal. Il enchaîne petits boulots sur petits boulots mais en vain, sa situation s’aggrave. Sa femme finit par le quitter  et par  rejoindre le berceau familial. L’appartement que le jeune couple occupait, appartenait certes à l’Etat d’une part mais aussi à ses parents. Il décide de vendre son bien pour pouvoir avoir un peu d’argent afin d’aller s’établir sur des terres plus prospères et surtout d’attendre des jours meilleurs.

 

1999 : Slava n’a toujours pas repris pieds. Maintenant, il s’est mis à boire. Entre l’alcool, la perte de son passeport, son amnésie liée à sa toxicomanie, il ne gère plus sa vie.

 

Au cours de l’année 1999, les attentats en Russie attribués aux séparatistes tchétchènes provoquent l’intervention militaire des troupes russes en Tchétchénie. La guerre reprend et de nombreuses annonces visant à recruter des volontaires fusent dans toute la Fédération de Russie. Le Kremlin offre 5000 $ aux volontaires qui voudraient bien s’investir dans ce conflit. Slava n’a plus d’argent. Le peu de capital acquis par la vente de l’appartement a été « bu » et « extorqué » sous diverses formes.

 

Il décide de s’engager en tant que mercenaire dans l’armée russe. Il est encore loin de s’imaginer le parcours qui l’attend.

 

Décembre 1999, il est affecté dans un régiment près de Grozny. Là, il a à faire à des supérieurs quasiment déjantés. Le premier jour, ils avisent Slava des tâches qu’il devra exécuter :

 

1- Si la veille, les Séparatistes se sont montrés virulents, il devra donner réponse à leur rebellion par :la pendaison d’une femme enceinte ou d’un enfant afin de montrer que leur race est loin de se reproduire. S’il refuse, lui aussi risque des représailles de la part de l’armée.

 

2- Si tout lui paraît calme dans un village quelconque, il devra faire sortir « les rats de leur trou » et tirer à volonté pour confirmer que les Russes sont bien là chez eux

 

3- Si toutefois, il avait la mauvaise idée de se confier à des journalistes, il serait en quelque sorte exécuté.

 

Slava est dans un piège. De plus, il avait pensé que son engagement dans l’armée lui aurait permis de se débarrasser de sa dépendance multitoxicomane. Apparemment, il réalise qu’il vient de glisser dans l’extrême.

 

Le mercenaire Slava qui s’était engagé quelques mois auparavant n’est plus du tout le « Rambo du Caucase » que les vapeurs d’alcool et de médicaments lui avaient fait miroitées. Tous les jours, il est soumis à des violences et des brimades de la part de sa hiérarchie et de ses camarades d’infortune qui eux, sont constamment dans les limbes. Slava est violé à plusieurs reprises car il a osé pleurer et qu’un mercenaire qui pleure est une « fiote ».

 

Mars 2000, il se trouve à 200 kms de Grozny, dans les montagnes. Là, il aperçoit 2 religieuses orthodoxes. Il n’a pas mangé depuis plusieurs jours. Sur lui, en tant que provision, il lui reste 25 grammes de résine de cannabis, 3 litres de vodka et des graines de tournesols. Il est mal rasé et sent mauvais. Il s’approche de ces deux femmes qui sans s’affoler déterminent l’état de détresse psychologique et sanitaire du « mercenaire ». Elles vont s’occuper de lui pendant 2 semaines. Déjà, au bout de 3 jours d’absence à l’appel, il est considéré comme déserteur ou mort.

 

Ces religieuses orthodoxes ont des relations avec des ONG internationales mais en Abkhazie. Slava décide de quitter la Fédération de Russie et de se rendre en Ukraine. Les 2 femmes préparent ainsi un plan « d’évacuation » du « mauvais mercenaire russe ». Il devra rejoindre une embarcation dans le port de Soukhoumi qui l’amènera jusqu’à Odessa en Ukraine en 2 jours de bateau. Ce n’est pas la première fois que ces « fées » de l’inimaginable interviennent pour sauver des âmes errantes et repenties.

 

En mai 2000, Slava est à Soukhoumi et se rend chez le « passeur ». Là, les choses ne se passent pas comme prévu. Slava donne 2000 $ de la solde qu’il avait reçu à son arrivée en Tchétchénie par l’armée russe. Cette somme prévoyait la traversée jusqu’à Odessa ainsi que le faux passeport ukrainien.

 

Un autre mercenaire déserteur fait également partie du voyage. Il est ivre et violent. Une bagarre éclate et Slava tue malheureusement son compatriote dans l’échauffourée. Il réalise que s’il prend ce bateau, il sera arrêté avec le largage des amarres. De plus, il n’a plus d’argent puisqu’il a tout donné au passeur. Donc, pour Slava, la solution est de retrouver le passeur et de récupérer son argent.

 

Juste à côté de l’embarcation, un bateau avec un pavillon chypriote est amarré. Il y a des belles filles, telles des sirènes. Elles parlent fort et sont ivres. Slava attiré par la suavité de ces belles créatures féminines et recherchant un peu d’affection, s’invite parmi ces jeunes « amazones », libérées, insouciantes.

 

Depuis son séjour chez les Nones orthodoxes, Slava s’est refait une petite santé. Il est beau garçon et se montre « gentleman ». Lorsque le « capitaine » de l’embarcation du navire remonte à bord, Slava est en bonne compagnie. Il est « sommé » de quitter les lieux immédiatement sinon les hommes de force (« Siloviki ») se chargeront du « transbordement » de Slava. Encore une fois, Slava, inconditionnel, répond par la force. 2 « Silovikis » sont assommés et jetés à l’eau. Là, le « capitaine », pas vraiment tranquille par les évènements décident de jeter l’ancre, direction Odessa.

 

Arrivé en Ukraine en août 2000, Slava n’est plus en mesure de travailler. Ses actes forcés en Tchétchénie lui hantent l’esprit ainsi que les 3 meutres en Abkhazie. Il ne peut plus fermer les yeux sans devoir revoir les images dont il est l’auteur et que son subconscient lui rappelle constamment.

 

Le « capitaine » a été arrêté en 2001 à Odessa et Slava s’est réfugié à Kiev dans des squattes.

 

Août 2006, le « capitaine » est libéré et retrouve Slava dans le quartier de la gare à Kiev. Slava a le sida et est malade alcoolique, toxico. Slava est presque mort et le « capitaine » a « sabordé » car il est fou allié suite à 5 ans d’incarcération dans les geôles ukrainiennes.

 

Eté 2011, il est 22 heures quand une habitante du  blok 15 du « Prospekt Pobedy » (Avenue de la victoire) rentre chez IMGP0260.JPGelle. Elle trouve un homme, un SDF allongé dans la cage d’escalier. Il ne respire plus. Son visage est détendu tel le « dormeur du val » mais de Kiev. Il sent mauvais. Elle appelle la police qui constate le décès de Slava Ivanovich Lunga, 44 ans, de nationalité russe, recherché pour désertion et meurtre en Russie et en Abkhazie. Slava, un criminel ? Paix à son âme !

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 21:18

Les mouvements populaires des six derniers mois au sein des pays arabes ont démontré la fin d’un cycle qui durait depuis plus de 50 ans. Décolonisations inachevées, des peuples soumis à des dérives totalitaires sous une tutelle officieuse et perverse des pays occidentaux, les plongeant ainsi dans un total désarroi et psychologique, une population jeune et souvent fortement diplômée mais dont l’avenir paraissait bien sombre ont finalement conduit à des révoltes sans précédent Pendant longtemps, nul ne s’est soucié de la « Rue Arabe » considérant que le pire qui puisse arriver n’était que des contestations qui auraient pu rapidement être maîtrisées par les forces de l’ordre avec la collaboration des « tuteurs occidentaux ». A voir le comportement de la France avec le régime Ben Ali qui proposait l’intervention de nos services de sécurité sur le territoire tunisien. Ce qu’il n’y a rien d’étonnant sachant que la France est devenue pratiquement un état voyou. La France propose l’intervention de ses services de sécurité en Tunisie, sa force aérienne en Lybie alors que 4 ans auparavant, elle « flirtait » avec Khadafi, et auparavant, elle vendait ses armes au Rwanda..

L’Ere de la soumission est apparemment finie. Voilà des semaines que les médias nous annoncent : « Khadafi près de la sortie », « Khadafi fini » mais le Guide est toujours là. Il n’a sans doute pas beaucoup d’amis mis à part Vladimir Poutine et Mireille Mathieu….ainsi que quelques affinités en Afrique Noire mais il sait entretenir ses relations « diplomatiques » et/ou « oligarchiques ». En fait, la « guerre froide » est toujours d’actualité. Alors que l’OTAN, symbole de cette sombre période, essaie de « racoler » pour se faire une raison d’être, la mise a apparemment changé. Etat voyou, la France place ses ministres « délinquants » condamnés pour certains pour des raisons « graves et sérieuses », telles que racisme, homophobie, abus de biens sociaux…alors que le citoyens « lambda » doit montrer « patte blanche » pour rentrer dans la fonction publique. Outre cela, le pays des droits de l’homme est régi par ces mêmes « Oligarques », non disposés à créer des emplois et à protéger ses concitoyens contre la descente aux enfers face à la pauvreté. Les crises successives de l’Euro au sein de l’Union ont bien démontré que les Etats membres se trouvaient bel et bien  dans une souricière. La politique du « crédit revolving » pour gérer la situation financière de la Grèce, cad, on emprunte pour rembourser, démontre la perversité du système.

Actuellement, des mouvements s’organisent : « Les Indignés » en Espagne n’ont sûrement pas dit leurs derniers mots. Il en est de même pour la Grèce où les réformes ou les plans de rigueur ne verront jamais le jour, la population ne pouvant supporter ces restrictions supplémentaires.

 

En 2011, la « Rue Arabe » a parlé ! Elle nous parle de démocratie, de liberté alors qu’en Europe et dans la plupart des pays occidentaux, ces convictions tendent à s’éclipser derrière des promesses et espérances depuis longtemps révolues.

 

Le cas de la Tunisie démontre à elle-seule l’état de nos sociétés « démocratiques ». Les Tunisiens pourront être les chefs d’orchestre d’une société meilleure et juste. En éradiquant les « verrues » implantées dans le système d’Etat et ce depuis plus de 50 ans, ils auront tourné une page glauque de notre civilisation pour faire peau neuve.

 

Chantal DOUPEUX

01/06/2011 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 17:43

 

C’est en 1956 que Marija Gimbutas, archéologue et préhistorienne américaine, émet l’hypothèse que l’indo-européen aurait été développé par la culture kourgane. « Kourgane » ou « Kurgan » est un nom d’origine turque qui en russe signifie « tumulus ». Situés dans le bassin du Dniepr et de la Volga, on retrouve ces Kourganes jusqu’en Europe de l’Est (en Moldavie, Roumanie mais aussi le long du Danube) et  les steppes pontiques.

 

Les kourganes sont des tertres recouvrant des tombes, c'est-à-dire des sépultures de peuples iraniens et proto-indo-européens, ces derniers ayant été les plus étudiés.kourgane-copie-1250px-Kurgan

 

Dans son étude, Marija Gimbutas, en combinant ses résultats de recherches archéologiques et linguistiques, distingue 4 groupes de Kourganes et établit 3 vagues d’expansion :

 

  • Cultures Kourgane I et II situées entre –4500 et –3500 : Développement de la  culture Sdreny Stog  II en Ukraine :

 

La Culture de Sredny Stog (ainsi dénommée d'après le village de Seredny Stih en Ukraine), remonte à la période comprise entre 4500 et 3500 av. J.-C. Elle était située précisément au nord de la Mer d'Azov entre le Dniepr et le fleuve Don. L'un des sites les plus célèbres associé à cette culture est Dereivka Stog, s'étendant sur une superficie d'environ 2000 m2. Le village de Dreveïka sur le Dniepr témoigne de cette culture. En effet, au sein de ce village entouré d’une clôture, les chercheurs ont retrouvé des habitations partiellement enterrées. L’activité de ces peuples était basée sur l’agriculture (blé, millet), l’élevage (chevaux, bovins, moutons, chèvres et porcs). Plus remarquable encore, elle a peut-être les indices les plus anciens de domestication du cheval (en phase II, vers 4000-3500 avant J.-C.).

Les sépultures consistaient en une fosse au niveau du sol, non encore recouverte d'un tumulus (kourgane). Les morts étaient placés sur le dos avec les jambes repliées. On les recouvrait d’ocre.

Il s’agissait d’une société très hiérarchisée, pastorale et guerrière. Cette culture se serait développée à l’Ouest vers le Dniestr en Moldavie et Roumanie aux alentours du  IVème siècle au sein de la culture Cucuteni-Trypillia et un peu plus tard au sein des cultures Gumelnitsa en Roumanie et de Vinča en Serbie.

 

IE expansionIl semble qu'elle ait été contemporaine de la culture de Khvalynsk. La phase II de la culture connaissait aussi les poteries à céramique cordée dont elle pourrait être à l'origine, et des haches de guerre en pierre du type associé avec les cultures indo-européennes en expansion vers l'ouest.

La culture Yamna  lui succéda.

 

 

 

·        Culture Kourgane III –3500 et –2900 : culture de Cucuteni-Trypillia en Roumanie, Moldavie, et Sud deCucuteni_map-copie-1.jpg l’Ukraine symbolise la naissance de grosses agglomérations de 10 000 à 15 0000 personnes sur 2,5 km². Ces cités étaient délimitées par des fortifications obtenues « par la juxtaposition rapprochée de bâtiments élevés sur deux à trois niveaux ». Les établissements plus petits étaient temporaires, bâtis pour une durée d'environ trois quarts de siècle : la population était encore partiellement nomade, et changeait de site une fois les ressources locales épuisées. Les maisons étaient construites avec une c800px-ScaleRepoductionOfaCucutenivillage.JPGharpente en bois taillée à l'aide de haches en pierre ou en cuivre, les murs étant construits en recouvrant des branchages avec de l'argile mélangé à du son, selon une technique qu'on rencontre encore de nos jours dans les steppes ukrainiennes. Les maisons avaient souvent deux niveaux, le rez-de-chaussée servant aux tâches ménagères tandis que l'étage était réservé comme lieu de vie.

 

800px-2007 07260170La céramique très particulière de Cucuteni-Trypillia est un trait caractéristique de cette culture. Physiquement, les gens de Trypillia étaient majoritairement méditerranéens, avec une minorité d'individus de carrure plus robuste apparentés aux steppes. Le type des steppes était davantage représenté chez les femmes, bien qu'elles fussent de stature plus petite que celles des steppes ; ceci pourrait être le signe d'un métissage entre les types humains des Balkans et des steppes ukrainiennes. On note dès le début du 4ème millénaire la présence de céramique de tradition steppique sur des sites de la culture de Cucuteni-Trypillia, de facture bien plus grossière et incorporant des coquilles broyées, traces de l'infiltration de groupes de Seredniï Stih/Sredni Stog,

 

 

  • Culture Kourgane IV, au IIIe millénaire : La culture Yamna  signifie  « culture des tombes en fosse » en russe,330px-IE5500BP-culture-yamna.png est une culture de l’Âge du cuivre final/ Âge du bronze ancien de la région du Boug/Dniestr/Oural (la steppe pontique), qui remonte à une période qui s'étend du  IVème au IIIème millénaire  La culture est aussi connue en français sous le nom de culture ou Pontiques des tombes à fosses ou à puits ou culture des tombes à ocre. 

111px-Yamna05-copie-1.jpgLa culture était essentiellement nomade, avec un peu d'agriculture pratiquée près des fleuves.

Les caractéristiques de cette culture sont les inhumations dans des kourganes. . Des tombes multiples ont été découvertes dans ces kourganes. Il est apparent que des sacrifices d'animaux étaient pratiqués (bovins, cochons, moutons, chèvres et chevaux), une caractéristique associée aussi bien aux Proto-indo-européens qu'aux Proto-indo-iraniens.   Dans son domaine occidental, elle fut suivie par la culture des catacombes ; à l'est, par la culture de Poltavka et la culture de Srubna. 

 

L’origine des langues indo-européennes

 

Dans son étude, Marija Gimbutas oppose les caractéristiques de ces différentes cultures aux cultures néolithiques de la « vieille Europe » définies comme  sédentaires, agricoles, pacifistes, égalitaires et adorant les divinités féminines. Ces peuples, notamment ceux situés le long du Danube de Hongrie jusqu’en Autriche ont subi une « kourganisation ». Dés le IVème siècle, ils durent établir des fortifications autour des villages afin de se protéger contre les invasions des kourganes.

 

L’hypothèse kourgane démontre la formation de locuteurs de l’indo-européens. Les premières langues indo-européennes ont dû s’établir vers la fin du IIIème millénaire (-2800 avant). Aucun écrit permet de prouver que l’indo-européen  a existé. Seules les recherches linguistiques confirment l’existence d’un peuple à une époque très ancienne. C’est ce que le philologue et linguiste allemand, Franz Bopp a prouvé par la linguistique comparative au XIXème siècle. Un peu plus tard, le danois Ramus Rask consacra ses voyages à l’étude comparative des langues afin de démontrer des ressemblances entre différents groupes (de langues).

 

Selon Franz Bopp, l’indo-européen primitif aurait donné naissance à plus de 1000 langues. Selon lui, vers 2000 avant tableau-IE.gifJC, les langues s’étaient déjà fragmentées car chacune nommait à sa manière les différents métaux tels que le bronze et le cuivre. On sait par exemple que vers 1800, les Hellènes se sont installés en Grèce, puis les Latins en Italie. Enfin, un peu plus tard, les Slaves, les Celtes, les Germains et les Baltes ont envahi l’Europe. Tous ces peuples parlaient déjà des langues différentes quand ils sont arrivés en Europe mais il n’existe aucune donnée sur leur langage et on ignore comment s’est effectué le processus de fragmentation de la langue commune initiale. La seule chose qui est sûre, c’est que ces langues avaient des caractéristiques communes. Elles se sont différenciées dans le temps : le vieux-perse en Iran, le germanique en Europe de l’Est, le slave et le balte en Russie…Au fil du temps, ces langues se sont de nouveau fragmentées en une multitude de sous groupes et sont devenues les langues que nous connaissons aujourd’hui : français, allemand, russe…

 

On peut classer la famille de langue indo-européenne en 9 groupes, subdivisés en sous-groupes.

 

scythe.JPGEn tout cas, l’indo-européen n’a pas encore livré tous ses secrets. Les performances scientifiques de ces dernières années nous permettront sûrement de découvrir l’histoire de ce peuple.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_de_Sredny_Stog

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_de_Cucuteni-Trypillia

http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&aq=0&oq=culture+yam&hl=fr&ie=UTF-8&rlz=1T4SUNA_frFR284FR295&q=culture+yamna

B.A-B.A Indo-Européens - Bernard Marillier - Editions Pardès 1998 - ISBN 2-867-175-3

Les Indo-Européens Faits, débats, solutions - Iaroslav Lebedynsky - Editions Errance 2009 - ISBN 978-2-87772-396-1

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 21:53

Suite à une étude réalisée par l’association Free Com portant sur la liberté de la presse dans 196 Etats courant 2010, la Géorgie se positionne à la 118ème place parmi les pays « partiellement libres ». Vient ensuite la Turquie à la 112ème place du classement, l’Arménie et l’Egypte se situant à la 146ème place et enfin l’Azerbaïdjan à la 171ème place.

La Finlande, la Norvège et la Suisse se positionnent successivement à la première place du classement des pays « partiellement libres ».

Parmi les pays « non libres », on compte la Corée du Nord, la Russie se positionnant à la 173ème place ainsi que la Gambie, la République Démocratique du Congo et le Zimbabwe.

En règle générale et d’après les résultats de cette étude, la liberté de la presse aurait encore reculé dans le monde, notamment en Amérique du Nord et du Sud. Paradoxalement, de nets progrès ont été relevés dans les pays africains.

 

Traduit du russe

www.regnum.ru/news/fd-abroad/azeri/1400778.html

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 20:41

250px-Location_Moldova_Europe.pngMoldavieCe petit pays (33 383 km²) d’environ 4 millions d’habitants, enclavé entre la Roumanie à l’Ouest et par l’Ukraine au Nord, à l’Est et au Sud, indépendante depuis l’effondrement du bloc soviétique en 1991 semble avoir trouvé une voie vers un meilleur compromis politique, l’amenant ainsi vers l’achèvement de sa démocratisation.

République parlementaire multipartite, système dans 125px-Flag_of_Moldova_svg.pnglequel le Président de la République et le Premier Ministre détiennent le pouvoir exécutif tandis que le parlement (élu pour 4 ans au 3/5 des voix, soit 61 sièges)  et le gouvernement représentent le législatif, la République de Moldavie ou « Moldova » a connu de nombreux rebondissements dans le processus de transition vers une société démocratique depuis son indépendance, processus entravé notamment par l’incapacité de collaboration entre le pouvoir exécutif et le législatif.

 

Contexte politique depuis 1991 

L’instabilité politique, l’incohérence et l’inefficacité des réformes découlant des différents affrontements au sein du gouvernement, la corruption, l’aggravation de la pauvreté avaient rappelé le parti communiste de Vladimir Voronin au pouvoir dés le début des années 2000 jusqu’en 2009.

Lors des élections législatives en avril 2009, le parti communiste obtient 49.8% des voix, score insuffisant pour l’élection de leur candidat. En Mai 2009, Vladimir Voronin devient président du parlement moldave avec les 60 voix obtenues par son parti tout en poursuivant son mandat de chef de l’état dans l’attente de la désignation d’un successeur. En juillet 2009, de nouvelles élections ont lieu. Les partis de l’opposition « Alliance pour l’intégration Européenne » (AIE : gouvernement de coalition signé le 08/082009 par 4 partis politiques) remportent 51% des voix. Cette coalition obtient 53 sièges au parlement, contre 61 requis pour la nomination du chef de l’état. La constitution prévoyant une limite d’élections, de nouvelles élections ne peuvent donc pas être convoquées. En attendant de nouvelles élections législatives, Mihai Gimphu (alors président du parlement depuis aout 2009) devient Président de la République Moldave par intérim. En septembre 2009, Vladimir Voronin démissionne de ses fonctions de chef d’état.

Les évènements d’avril 2009

Lors des élections législatives, le parti communiste annonçait un score de 50%. Environ 10 000 personnes, notamment des étudiants contestant la victoire électorale du Parti communiste ont tenté de prendre le contrôle du siège de la présidence. ( Reuters/Gleb Garanich)

Des affrontements ont eu lieu entre forces de l’ordre et opposants au Parti communiste  dans la capitale.

« L’élection a été contrôlée par les communistes, ils ont acheté tout le monde », a déclaré Alexeï, un étudiant. « Nous n’avons aucun avenir avec les communistes parce que ce sont des gens qui ne pensent qu’à eux. » 

Les circonstances et le déroulement exacts de ces manifestations restent cependant très flous. En tout cas, le calme est revenu rapidement dans les rues de Chisinau. Les images diffusées par la télévision moldave visaient apparemment à discréditer les revendications des opposants au régime Voronin.

Le référendum de septembre 2010

La réforme de la constitution prévoyant l’élection du président de la République au suffrage universel direct a dû être invalidée suite à un taux de participation de 29.67%, inférieur au taux de 33% (minimum) requis. Le parti communiste avait appelé au boycott de ce référendum le jugeant « anti-démocratique ».

Les élections de novembre 2010

Les élections législatives de novembre 2010 ont amené cette fois-ci une coalition de centre-droit (Coalition pour l'intégration européenne) à la gestion du pays avec Vlad Filat (Parti Libéral Démocrate), comme premier Ministre et Marian Lupu (parti démocrate), président du Parlement et Président intérimaire de la République de Moldavie. phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpg


Quant au parti communiste (PCRM),  il représente encore 39 % de l’électorat. Malgré « son désir de se maintenir au pouvoir, il a  néanmoins respecté les termes de la constitution, prenant le risque de voir son influence s’effriter ».

 

En tout cas, le pays serait à présent sur la « bonne voie » pour poursuivre son processus de démocratisation et la mise en place de nouvelles réformes  adaptées à la réalité du pays malgré un Président de la République « manquant à l’appel ».

Le nouveau programme  pour 2011-2014 est basée sur « l’intégration européenne   :  Liberté, Démocratie, Bien-être ».

Contexte économique et géopolitique

Rappelons en quelques mots la situation économique et sociale de la République de Moldavie : La population moldave est essentiellement rurale et depuis son indépendance, la Moldavie subit une exode massive. Un million de Moldave travailleraient à l’étranger. Ce qui fait que la Moldova dépend largement des transferts d’argent de ses migrants (25% du PIB). Ce petit état est considéré comme étant le plus pauvre d’Europe. Rongé pendant des années par la corruption et les vestiges de l’époque soviétique, il s’oriente à présent vers une intégration européenne tout en souhaitant conserver ses relations avec la Russie, important partenaire commercial et économique.

La République de Moldavie est une « zone frontière par excellence » : « Frontière géographique » : c’est ici que finit l’Europe à l’Est et que commence les grandes steppes de Russie. « Frontière culturelle » : c’est un carrefour entre l’orient et l’occident (« La Bessarabie, c'est-à-dire la Moldavie orientale actuelle a été  la limite entre les empires romain, byzantin et ottoman »).

Malgré son instabilité politique qui l’a caractérisée depuis son indépendance, la République de Moldavie se montre plutôt bonne élève quant au respect de sa constitution dans sa transition vers la démocratie. Sans « révolution de couleur » elle parvient bon gré mal gré à emprunter la voie vers la démocratie. Il est vrai que la composition de la population moldave, roumanophone majoritairement, bénéficie d’un terrain plus propice pour son intégration dans l’Union Européenne en comparaison  avec sa voisine l’Ukraine;

Enfin, la Moldavie ne joue sûrement pas le même rôle que l’Egypte dans le jeu des grandes puissances occidentales mais pourrait bien avoir sa place comme « poste frontière » entre la Grande Russie et l’Union Européenne.

En attendant, selon le politologue Gilles Ribardière, les efforts accomplis vers une démocratisation, fait de la Moldavie « un exemple remarquable d’un cheminement pacifique vers une organisation tout à fait satisfaisante » d’un état de droit.

 

 

 

www.moldavenir.org/

www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=EDM_SOVEURORMOL.

www.moldavie.fr

 

 

 

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 20:19

442px-Vladimir_Putin-2.jpgC’est au cours des années 90 que l’on voit apparaître le nom de Vladimir Poutine dans le milieu politique russe.

Vladimir Poutine, issu d’un milieu modeste (parents ouvriers) est né en 1952 à Léningrad (Saint Petersburg depuis septembre 1991).

Après des  études de droits à l’éminente université de Saint Petersburg, il devient membre du KGB et intègre la “Première direction Générale” , le service des renseignements extérieurs où il restera 15 ans. Durant cette période, en 1985, il est envoyé en RDA à Dresde dans le Groupe des Forces Armées dans le cadre d’une préparation d’une mission d’opération où il agira sous la couverture de directeur de la “Maison de l’amitié Germano-soviétique”. Nom de code : Platov.

 

Dés l’effondrement de l’Union Soviétique début 1990, Vladimir Poutine retourne à Saint Petersburg et retrouve son mentor Anatoli SOBTCHAK, recteur de l’université et maire de Saint Petersburg (1991-1996) qui lui confie le poste d’adjoint aux affaires internationales et ensuite celui de conseiller aux affaires internationales du soviet de la ville.

 

En août 1991, il participe aux négociations “épineuses” avec les forces armées lors du putsch contre Gorbatchev. Le 20 août 1991, il démissionne “officiellement” du KGB

 

Son intervention est remarquée. Il vient en fait de faire  ses premiers pas dans la vie politique de la Russie ex-soviétique.

 

Surnommé le “Cardinal de l’ombre”, il devient très vite un personnage influent dans la vie politique municipale de Saint Petersburg et  gravit rapidement les “échelons” au sein de la municipalité  : Président du Conseil de la ville, responsable des relations extérieurs de la mairie et enfin dés 1994 premier adjoint au maire, Anatoli SOBTCHAK.

 

Fin 1995, il est nommé président de la section locale du parti “Notre Maison, la Russie” (NDR - parti du premier ministre de l’époque : Tchernomyrdine) et sera chef de campagne pour les élections législatives.  Après la défaite de son mentor A. SOBTCHAK aux municipales,    Vladimir Poutine démissionne par crainte de donner “l’apparence de trahison”... (sic).

Une ascension fulgurante 

Son ascension vers le pouvoir prend une cadence “effrénée” : Août 1996, il devient adjoint de Pavel Borodine, directeur des affaires de la présidence à Moscou. Moins d’un an plus tard en mars 1997, il intègre l’administration présidentielle et consécutivement  en devient vice-directeur chargé de la gestion des relations entre les régions .

 

Eté 1998, il est nommé directeur du FSB et enfin, en août 1999, il devient  premier ministre du gouvernement Eltsine.

 

Dés l’automne 1999, son ascension vers le pouvoir s’accélère, notamment suite aux attentats terroristes à Moscou et dans plusieurs villes russes, qui tuent des centaines de personnes. Ces actes sont immédiatement attribués aux indépendantistes tchétchènes.

 

Aubaine ou “tactique”, après ultimatum, Poutine décide de reprendre les hostilités en Tchétchénie et lance l’opération « antiterroristes » afin de “restaurer l’ordre constitutionnel fédéral”. Il déclare vouloir “buter les terroristes jusque dans les copmup*” (littéralement : chiottes).

 

Le 31 décembre 1999, Boris Eltsine, malade démissionne. Vladimir Poutine devient président par intérim de la grande Fédération de Russie.

Le programme de Poutine

 

La restauration de “la verticale du pouvoir”.

Dés son arrivée, Vladimir Poutine est déterminé à remettre de l’ordre dans le pays et  à relever le chaos crée par ses prédécesseurs : Pérestroïka sous Gorbatchev et Glasnost sous Eltsine.

L’héritage des politiques libérales menées les dernières années est lourd :

Le pays est en ruine (économique, sociale..). Paupérisation de la population, misère, corruption, criminalités, pillages des ressources et patrimoines industriels par les Oligarches . A partir de cette époque démarre de longs procès pour escroquerie, évasion et fraudes fiscales (le cas de IOUKOS/Khodorkovski emprisonné en Sibérie, Berezovki et Goussinka accusés de crimes et délits économiques, fraudes et évasions fiscales , ces derniers ayant finallement fui à l’étranger etc...).

La “verticale du pouvoir” ou “dictature de la loi” consiste à lutter contre ces mafias para-étatiques et oligarques, renforcer le pouvoir central de l’Etat  notamment dans les républiques non-russes autonomes où l’on assiste à une montée du nationalisme et à mettre en place différentes réformes économiques, sociales et politiques.

 

Pour la lutte contre la corruption, Poutine s’entoure  d’ “hommes de forces”, les siloviki, patriotes dévoués au redressement et au développement de leur pays et fait revenir les “Guébistes” “agents du ex-KGB” qui avaient été mis sur la touche à l’époque de Boris Eltsine.

 

En ce qui concerne les réformes, il prend les mesures suivantes :

 

> Economiques :

Réformes fiscales : Baisse de la TVA, réduction de la taxe d’impôts sur les sociétés (35 à 24 %) afin de limiter la fraude et la corruption et faciliter la gestion de la fiscalité, mise en place d’une taxe unique de 13% pour l’impôt sur le revenu ;

 

Réformes foncières autorisant la vente de terres agricoles ;

 

Ouverture de la concurrence du fret ferroviaire représentant plus de 80% du trafic en Fédération de Russie ;

 

> Sociales :

Réformes des retraites : Mise en place d’un système à 3 piliers avec capitalisation obligatoire et épargne volontaire, sans augmenter l’âge de la retraite ;

 

Mise en place de projets de priorités nationales et de la politique démographique afin de réformer le secteur social et de financer de grands projets dans le secteur de la santé, l’éducation, et de l’accessibilité aux logements sociaux ; 

 

> Politiques  :

Réforme de la division territoriale avec la création de sept districts fédéraux

 

Réforme du conseil de la Fédération de Russie et arrêt des élections des gouverneurs qui seront désormais nommés par le Président de la Fédération de Russie ;

 

Créations d’organes consultatifs :  d’un Gossoviet (Conseil d’Etat) formé de gouverneurs et d’une Chambre de la société constituées de personnes influentes et connues ;

 

 Mesures assurant une meilleure cohésion entre les “Siloviki” (hommes de forces), c’est à dire les ministères de l’ordre public (armée, FSB, police) et le ministère des situations d’urgence.

 

Ainsi dés 2000 , on assiste à une croissance économique de + 6-8%/an, un PIB triplé durant la période 2000 à 2006, et une capitalisation boursière doublée, une baisse radicale de l’inflation, une hausse des revenus des particuliers due aux recettes fiscales de ventes d’hydrocarbures, une croissance industrielle de 75% de 2000 à 2008 et une croissance de 125% des investissements, une balance du commerce extérieur excédentaire. Ces réformes économiques et financières ont ainsi conduit la Russie vers une certaine stabilité et une reprise de confiance de la population.

 

Cependant, le sort de l’économie reste lié à la vente de produits énergétiques ce qui fait de la Russie, une économie de rente, soumise aux cours mondiaux des produits énergétiques.

 

Malgré le succès d’une partie des réformes économiques, le programme engagé pour lutter contre la corruption par exemple ne semble pas avoir porté ses fruits. De même qu’en matière démographique, la Russie souffre d’un vieillissement de sa population.

Enfin, la vague de privatisations ont entraîné des inégalités sociales accrues.

 

Sur le plan institutionnel et politique intérieure, l’Etat joue un rôle majeur qualifié souvent de “démocratie administrée”.

 

Sur le plan international, certains  reprochent  à Vladimir Poutine de mener une politique autoritaire et populiste, d’autres lui accordent “le mérite historique d’avoir engagé la Russie sur la voie de la stabilité et de la fiabilité en tant que partenaire” (Gerard Schröder, ancien chancelier allemand et  président du Conseil de surveillance du consortium gazier germano-russe dont 51% appartient à Gasprom...).

 

En politique étrangère, la stabilisation politique et économique du pays acquise depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine redonne à la Russie son statut de grande puissance internationale.

 

Les attentats du 11 septembre 2001, ont « rapproché » provisoirement les Etats-Unis et la Fédération de Russie dans leur lutte contre le terrorisme. La Russie joue un rôle de médiateur dans les dossiers délicats tels l’Iran, la Corée du Nord.

 

Cependant, cette nouvelle entente avec les Etats-Unis a montré ses limites si bien dans la durée que dans le contenu. Dés 2007, surgissent à nouveau des tensions concernant les projets d’installation de systèmes d’armes balistiques américains en Pologne et en République Tchèque destinés à assurer une protection anti-missiles contre d’éventuelles attaques nucléaires iraniennes, reléguant ici la force dissuasive nucléaire russe en arrière plan.

En juin 2007, Vladimir Poutine riposte à ce qu’il considère une provocation et menace de pointer des missiles « Iskander » vers l’Europe de l’Est et parallèlement d’installer des armes nucléaires à Kaliningrad (enclave russe sur la mer baltique).

 

Sur le plan géopolitique, les richesses en gaz et pétrole de la Russie (plus de 17% des réserves mondiales), 2éme exportateur de pétrole), ses milliers de kilomètres de gazoducs et d’oléoducs traversant la moitié du continent européen lui permettent d’exercer une certaine pression économique et politique et de renforcer sa position de grande puissance.

 

Elections de 2012

 

A la veille des élections  présidentielles de 2012, la popularité de Vladimir Poutine Poutine, bien qu’en légère baisse suite aux incendies de l’été 2010) semble se maintenir (50 à 60% selon un sondage de l’institut Levada en janvier 2011).

Pour la majorité des Russes (Levada), Vladimir Poutine est l’homme de l’ordre et de la prospérité.

Sportif, sobre (contrairement à Boris Eltsine) il est selon les sondages  digne de représenter la Fédération.

 Considéré comme le sauveur de la Grande Russie, il incarne la modernité, modernité toutefois conservatrice mais qui ne va pas à contresens de la mentalité russe.

En tout cas, même si la population a conscience des lacunes en matière de démocratie et de l’organisation opaque et autoritaire de la « verticale de pouvoir » de Poutine, ils ne sont pas prêts à opter pour une politique libérale, telles qu’ils l’ont vécue avec la « Pérestroïka » de Gorbatchev et le « Glasnost » de Boris Eltsine qui avaient enfoncé la Russie dans un marasme économique, financier et social à la fin des années 90.

L’opposition de partis libéraux tels que celui du champion d’échec, Garry Kasparov, laisse l’opinion russe majoritairement indifférente..

 

Enfin, la crise économique 2008/20010 a pu être surmontée et la Russie poursuit sa sortie de crise. La campagne électorale est d’ores et déjà amorcée. Lors d’un bilan de fin d’année, Vladimir Medvedev dressait un bilan plutôt positif des mesures « anticrise » déployées par le gouvernement fin 2009 en déclarant  que la « récession avait cédé le pas à une croissance stable » (croissance du PIB environ 4%, augmentation de la balance des échanges de 38%..).

Cependant, les perspectives à terme de cette croissance sont très incertaines notamment en ce qui concerne les dépenses consécutives aux lourds budgets attribués pour mener la politique anticrise.

 

Quoiqu’il en soit, la configuration politique actuelle de la Russie, cette « verticale de pouvoir » permettant un contrôle constant des différentes institutions ainsi que des appareils économiques et financiers pourraient encore longtemps garantir le maintien de Vladimir Poutine et de son clan à la tête de la Fédération de Russie.

 

 

fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Poutine

www.evene.fr/.../biographie/vladimir-poutine-5953.php

www.diploweb.com/russie/tchetchenie2.htm

wwwwww.diffusion-distribution-lokomodo.fr › tous les livres

.pierrelorrain.com/biographie.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 19:51

250px-Location_Ukraine_Europe-copie-2.png250px-Up-map-copie-1L’année 2010 a été marquée par l’élection de Victor Ianoukovitch, ancien dirigeant du parti des régions et qui lors du scrutin de 2005 s’était lamentablement illustré suite à des fraudes ayant débouché sur la Révolution Orange. Face à la pression populaire il avait dû céder amenant ainsi Viktor Ioutchenko, leader du parti pro-occidental « Nacha Ukraina » au pouvoir.

 

250px-Location Ukraine EuropeDepuis les évènements de 2005, Viktor Ianoukovitch a poursuivi sans relâche sa campagne aux 200px-Yanukovich.jpgnouvelles élections présidentielles de 2010. Les problèmes de gouvernance, l’entente chaotique des deux leaders de la Révolution Orange (Ioutchenko et Yulia Timochenko), désordres qui avaient d’ailleurs contraint Ioutchenko à rappeler Ianoukovitch au poste de premier ministre pendant un an ont apparemment favorisé son ascension à la tête du pays.

En effet, l’instabilité politique du pays  générée par les différentes tensions au sein du gouvernement Ioutchenko ainsi que l’inefficacité ou alors l’absence de réformes notamment économiques, et enfin la crise mondiale ont plongé l’Ukraine dans un marasme sans précédent.

 

Viktor Ianoukovitch hérite donc dés le printemps 2010 d’un pays au bord de la faillite (baisse record du PIB de 15%) et reprend à son arrivée au pouvoir plus ou moins le programme de Leonid Koutchma (1994 – 2005), son mentor :

 

> Réforme sociale  :

 

Augmentation des salaires minimums et des retraites, lutte contre la pauvreté qu’il considère comme « l’ennemi de l’Ukraine ». Les années Ioutchenko ont accentué la paupérisation d’une partie de la population à faibles revenus. Ces laissés pour compte se sont retrouvés en marge d’une société qu’ils ne comprenaient pas et d’une économie de marché en construction ;

 

> Réforme constitutionnelle : Retour à la constitution du 1996 remaniée en 2004 par ses prédécesseurs et qui désormais prévoit la formation du gouvernement par le Président et non plus par le premier ministre ;

 

>Réforme fiscale dont l’augmentation de l’impôt sur les sociétés et notamment sur les PME qu’il a dû  par contre retirer en fin d’année suite à des contestations, cette mesure favorisant davantage les grands groupes que les petites sociétés  ;

 Durcissement du contrôle de l’Etat sur l’économie et intervention sur le système bancaire (injection de sommes colossales) ;

 

> Lutte contre la corruption ;

 

>Démocratisation de l’Ukraine ;

 

> En politique extérieure : Renforcement des relations politiques et économiques avec la Russie (différents accords en matière énergétique et discussions sur la question de la flotte russe en Crimée…) tout en « soignant » les relations avec l’Union Européenne et les Etats-Unis ;

Redonner à l’Ukraine une position à l’international ;

 

Et enfin, de manière plus démagogique, il propose de réduire son salaire de président de moitié...

 

Malgré des signes de reprise consécutifs à l’amélioration de l’économie mondiale, l’Ukraine demeure dans une situation très critique et présente un taux d’inflation  parmi les plus élevés au monde (11-14%) causé par le poids considérable de l’économie souterraine, la lenteur du rétablissement de la confiance dans le système bancaire, l’important déficit budgétaire hérité du gouvernement précédent et par l’instabilité de la conjoncture mondiale.

 

Selon l’IFES (Fondation américaine pour les systèmes électoraux) à Kiev, 47% des Ukrainiens feraient confiance à Viktor Ianoukovitch dans le cadre du redressement du pays. Cependant, cette estimation doit être considérée avec certaines réserves compte tenu de la situation économique et sociale alarmante des populations vivant dans l’Ouest du pays. En effet,  même si elles considèrent avoir été « trahies » par le gouvernement pro-occidental Ioutchenko, de la révolution orange, gouvernement que ces populations avaient soutenu par leur vote massif, ce n’est pas pour autant que les citoyens ukrainiens de ces régions  sont prêts à accorder leur confiance à Viktor Ianoukovitch, discrédité quant à son passé criminel et ses étroites relations avec le Kremlin. La crainte du rapprochement avec la Russie, au sein de ces populations isolées de l’Ukraine est perceptible lorsqu’au lendemain des élections présidentielles, des habitants de l’Oblast de Jitomir déclaraient : « Quand on va se coucher le soir, on ne sait même pas dans quel pays on va se réveiller demain » (sic).

 

Enfin, en renforçant ses pouvoirs par une réforme de la constitution  et en reprenant le programme de Leonid Koutchma, connu pour ses excès d’autoritarisme et son « ambivalence Est-Ouest »,  Viktor Ianoukovitch fait craindre aux observateurs internationaux la mise en place d’un régime poutinien, une « verticale de pouvoir » en constatant qu’il venait de commettre son premier faux-pas dans son programme de « démocratisation de l’Ukraine » que l’opposition n’a pas hésité à dénoncer.

 

L’élection de Viktor Ianoukovitch aura montré avant tout que l’Ukraine demeure divisée entre les pro-occidentaux, les pro-russes et ceux que cette division a plongé dans l’indifférence par lassitude, division qui risquerait de perdurer encore dans les années à venir.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:22

 Outre la partie juridique correspondant à «  l‘usis possidetis juris », ces Etats ou Régions sécessionnistes ne sont pas prêts pour la plupart à figurer sur les  futurs atlas géopolitiques. Bien au-delà des  raisons économiques et politiques de ces pseudo-républiques ainsi que les intérêts propres aux puissances occidentales et anciennes puissances coloniales, ces nouvelles républiques, malgré leur volonté de  s’affirmer  en tant que républiques démocratiques par de vraies constitutions, leur solidité reste  bien précaire. En leur sein règnent  encore des rivalités qui risquent encore de perdurer. La reconnaissance du Kosovo dira  dans le temps si l’appréciation de la communauté internationale était fondée.  En reconnaissant le Kosovo, le Haut-Karabagh, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie considèrent cette décision comme arbitraire. Leur réaction n’est-elle pas fondée sachant que la reconnaissance  du Kosovo sur le plan international partait du principe que sans l’indépendance de cette nouvelle république, la paix au sein des  Balkans ne pouvait pas être envisagée ?

 

Reconnaître implicitement l’indépendance  d’une république autoproclamée telle que celle du Somaliland quant à sa position  stratégique sur l’Océan indien en matière de lutte  contre  le terrorisme et la piraterie ne peut que motiver d’autres clans et ethnies à des poussées séparatistes.

 

Rejeter la candidature de la Turquie dans l’Union européenne, sous prétexte que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe mais de l’Asie mineure, implique également le gel du conflit entre Chypre du Nord et Chypre  du Sud, île située en….Asie mineure.

 

Pour la communauté  internationale, le danger majeur vient justement des mouvements séparatistes. Il suffit de reconnaître une de ces  républiques autoproclamées pour que d’autres groupes sécessionnistes se manifestent après avoir au préalable pris « bonne note » du processus à suivre, notamment par l'acquisition de quelques caisses de kalachnikov.

 

Ecrit par Chantal DOUPEUX 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 18:08

 

 220px-Location of South Ossetia in Europe 

 

250px-South ossetia englishL’Ossétie du Sud est une petite république de 3900 km² située en Ciscaucasie sur le territoire géorgien. Sa population estimée à 70 000 habitants est composée majoritairement d’Ossètes, mais aussi de Géorgiens et Russes. Sa capitale a été fixée à Tskhinvali. Depuis 2001, Edouard Kokoïty est président de la république.

130px-Flag of South Ossetia svg


 

 

 

Histoire

Au VIIème siècle, les Ossètes, descendants des Alains (et donc des Scythes) se réfugient dans le Nord Caucase suite à l’invasion  des Khazars turcophones du Sud du Don. Cette communauté fut divisée en trois entités territoriales, Digor à l’Ouest (kabardes), Iron au Nord et Tualläg au Sud représente l’actuelle Ossétie du Sud (appartenant à la communauté géorgienne chrétienne de Samachablo).

 

Comme tous les autres territoires de cette région, l’Ossétie du Sud tombe sous domination ottomane et ensuite russe.

 

En 1922, les soviétiques décident d’attribuer l’Ossétie du Sud, soit le Tualläg à la RSS de Géorgie en tant que région (Oblast) autonome  et l’Iron devient la RSS de l’Ossétie du Nord, dépendante  de  la RSFS de Russie.

 

En 1989, les deux Osséties proclament leur indépendance et décident de s’unifier. La Géorgie supprime l’autonomie de l’Ossétie du Sud prévue dans la constitution soviétique. En janvier 1991, un conflit éclate entre les séparatistes ossètes du Sud et les Géorgiens :  « Noël sanglant ». Les troupes géorgiennes reculent devant la résistance des Sud Ossètes soutenus par des volontaires de l’Ossétie du Nord. La Géorgie met en place un blocus  économique. Après des  combats sanglants  qui ont fait plus de 2000 morts, le président géorgien de l’époque Chevardnadzé et Boris Eltsine, président de la Russie, signent un traité à Dagomys marquant la fin du conflit tout en introduisant des troupes de maintien de la paix composés de Russes, Géorgiens, Ossètes du nord. L’Ossétie du Sud déclare son indépendance suite  à un référendum en  1992, indépendance que ne sera pas reconnue  par la communauté internationale.

 

                                                                                                            Ecrit par Chantal DOUPEUX   

 

En 2004, l’arrivée au pouvoir de Saakachvili relance la polémique pour le rattachement de l’Ossétie du Sud  à la Géorgie. Les Ossètes du Sud  maintiennent leur position et souhaitent également l’unification avec l’Ossétie du  Nord, solution rejetée par la Russie, l’OSCE et la Géorgie.  La  Russie, compte tenu de la position du nouveau président géorgien pro-occidental préfère  maintenir le statu quo.

 

Lors  du deuxième référendum en novembre 2006, 90% se sont exprimés  en faveur de  l’indépendance de  l’Ossétie. Ce référendum a été jugé nul par les Etats-Unis et l’Union européenne car illégal. La Russie, sans reconnaître l’indépendance, reconnaît ce référendum ( ???).

 

En août 2008, la Géorgie lance une offensive au cours de laquelle des civils russes  sont tués. La Russie réplique et effectue des  raids aériens repoussant les troupes géorgiennes hors de l’Ossétie du Sud.

 

Fin août 2008, le parlement de la Fédération de Russie vote une motion de censure invitant Moscou à reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Les puissances occidentales n’ont pas suivi la Russie, le Nicaragua, Nauru et le Venezuela et ne reconnaissent toujours pas l’indépendance de l’Ossétie du Sud

 

En reconnaissant l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud en 2008, la Russie démontre ouvertement sa volonté de  geler le conflit et de pérenniser le statu quo.

 

www.courrierinternational.com › Europe

www.nouvelle-europe.eu/.../carto-analyse--la-guerre-d-ossetie-du-sud.html

-fr.wikipedia.org/wiki/Ossétie_du_Sud

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 17:53

250px-Location_of_Abkhazia_in_Europe.pngAbkhazia summary map

Située au nord est de la Géorgie, au bord de la mer noire, l’Abkhazie est un territoire montagneux qui s’étend sur environ 8600 km². Rattachée à la Géorgie après la révolution russe en 1917, l’Abkhazie a  proclamé son indépendance envers la Géorgie le 23 juillet 1992.

 

Cette république 125px-Flag_of_Abkhazia.svg.pngautoproclamée du Caucase d’environ 216 000 habitants a fixé sa capitale à Soukhoumi (ancienne Dioscuras). Depuis février 2005, Serguei Bagapch est président de la république.

 

Histoire

 

Territoire du Royaume de Colchide (Kolkha) jusqu’au VIème siècle av. JC et du Royaume d’Egrisie au Ième av. JC,  l’Abkhazie devint très tôt  une zone importante de commerce quant à sa situation sur les bords de la mer noire.  Les Grecs  y aménagèrent des ports (Pont Euxin) et créèrent la ville de  Dioscuras, l’actuelle Soukhoumi. Au Ier siècle de  notre ère  jusqu’au VIème siècle, l’Abkhazie  tomba  sous domination romaine. Un peu plus tard, l’Empire  byzantin lui accorde un statut de principauté autonome en son sein. Parallèlement, les Abkhazes  se convertissent au Christianisme.

Vers  le IXème siècle, la principauté d’Abkhazie s’unit avec le royaume géorgien  d’Iméréthie pour former le Royaume de  Géorgie.

Conquis par l’Empire  ottoman au XVIème siècle qui amènera une partie des Abkhazes à se convertir à l’Islam, les Géorgiens parviendront à repousser les  Ottomans. L’Abkhazie redeviendra une principauté autonome sous la dynastie des Charvachidzé.

Lors de la guerre russo-persane de 1804-1813, l’Abkhazie fait appel à l’Empire  russe pour se débarrasser de la domination ottomane sur son territoire. En 1810, la Géorgie est intégrée à l’Empire russe puis absorbera la principauté abkhaze vers 1864. Ce qui provoquera la fuite  des Abkhazes musulmans vers l’Empire ottoman.

 

Après la Révolution russe de  1917, la République de Géorgie est proclamée en juin 1918. L’Abkhazie y sera rattachée. En 1921, elle obtiendra un statut république fédérée lors de la création de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie regroupant : Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan. En 1931, l’Abkhazie  devient une république socialiste soviétique autonome mais reste sous l’autorité de  la RSS de  Géorgie. Durant cette période et jusqu’à la mort de Staline, l’Abkhazie subit des  campagnes de « géorgisation »notamment dans l’éducation.

L’arrivée de Gorbatchev en 1985 et la mise en place de la « perestroïka » provoquent dans l’ensemble de l’URSS  la création de mouvements indépendantistes et nationalistes. Les unes après les autres, les RSS demandent leur indépendance. En Géorgie, les Abkhazes revendiquent leur indépendance afin d’éviter  de se retrouver de nouveau sous le joug géorgien. Des  émeutes sanglantes éclatent en juillet 1989 provoquant l’intervention de l’armée rouge.

En avril 1991, la Géorgie proclame son indépendance et le nationaliste « pro-minorités » Gamsakhourdia, ancien dissident soviétique devient président. En décembre, le chef de la garde nationale géorgienne Kitovani, renverse  Gamskhourdia qui se réfugie en Mingrélie.

En février 1992, la constitution de la république démocratique de Géorgie de 1920 est remise en place ce qui fait craindre  aux Abkhazes la perte de leur autonomie que lui conférait la constitution soviétique. L’Abkhazie déclare son indépendance.

 

Accusant les  Abkhazes d’avoir enlevé le ministre de l’intérieur géorgien, le gouvernement de Géorgie lance une offensive en Abkhazie en août 1992. Soutenu par des forces paramilitaires  pro-abkhazes, le conflit se durcit et s’étend en Mingrélie. L’armée géorgienne est repoussée hors du territoire abkhaze fin 1993.

 

Depuis la fin de la guerre, la  situation reste encore très  tendue. Certains Abkhazes souhaiteraient une association avec la Russie et d’autres l’indépendance de l’Abkhazie. La position de la fédération de Russie reste floue même si elle rejette toute association avec la petite république.

 

Sur le plan international, l’ONU, L’OSCE et l’Union Européenne ne reconnaissent pas l’Abkhazie en tant que République indépendante et considèrent qu’elle fait partie de la Géorgie.

 

 Les propositions du président géorgien Saakachvili :

 

1 - Division de la Géorgie en 7 entités dotées de pouvoirs sur l’économie, la sécurité intérieure laissant toutefois la gestion de la défense et des affaires  étrangères au gouvernement fédéral.

 

2- Création d’une fédération entre l’Abkhazie et la Géorgie.

 

En  tout cas, aucune de ces propositions n’ont satisfait le gouvernement abkhaze qui  considère que les Abkhazes sont un peuple à part entière. Sous influence implicite de la Russie quant à leur soutien aux séparatistes lors du  conflit et le maintien de 1700 militaires sur le territoire, cette crise qui a fait  de nombreuses victimes et a dévasté tout le pays ne semble pas trouver une issue.

 

Fin août 2008, le parlement de la Fédération de Russie vote une motion de censure invitant Moscou à reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Les puissances occidentales n’ont pas suivi la Russie, le Nicaragua, Nauru et le Vénézuela et ne reconnaissent toujours pas l’indépendance de l’Abkhazie.

 

En reconnaissant l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud en 2008, la Russie démontre ouvertement sa volonté de  geler le conflit et de pérenniser le statu quo.

 

Sur le plan économique, l’Abkhazie jouit pourtant de très fort potentiel. Surnommée la « Riviera géorgienne », ses côtes au bord de  la mer noire accueillent de  nombreux touristes notamment russes. De  plus, les  jeux olympiques de  2014 à Sotchi lui offrent des opportunités en matière de rénovation de ses  infrastructures. D’autre part, l’Abkhazie, tout comme la Géorgie est un pays vinicole qui tente à améliorer la qualité de ses vins  en vue  de se développer  à l’international. Outre la viticulture, elle produit également du tabac, agrumes, thé.. Récemment  des gisements de pétrole ont été découverts, ce qui lui offre de  nouvelles perspectives de développement.

 

                                                                                                           Ecrit par Chantal DOUPEUX   

 

www.diplomatie.gouv.fr/.../georgie-elections-presidentielles-tenues-abkhazie-15.12.09_78459.html

www.slate.fr/.../abkhazie-russie-guerre-pays-existe-pas

fr.wikipedia.org/wiki/Abkhazie

www.tlfq.ulaval.ca/.../georgie-terr-autonomes.htm

colisee.org/article.php?id_article=1249

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