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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 18:38
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Published by Chantal DOUPEUX - dans in
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 16:50

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler. 

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

 

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:50

Nouvelle note sur mon blog : France for sale* ? : Le spectre chinois http://rage.blog.tdg.ch/archive/2012/12/13/france-for-sale.html

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Published by Chantal Doupeux
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 18:41

 

Hôtels mythiques, maisons d’exception, Châteaux, établissements de prestige, biens immobiliers de l’Etat ou de particuliers, prisons et casernes désaffectées, tout y passe.

 

Malgré la crise de l’immobilier, l’engouement des investisseurs étrangers pour l’acquisition de propriétés et autres biens fonciers privés ou publics sur l’hexagone, semble se maintenir tout en suscitant  colère et inquiétude de la part de nombreux Français  qui reprochent à l’Etat de dilapider le patrimoine pour rembourser la « dette » et de ne pas soumettre davantage de contraintes administratives aux acquéreurs.

 

La France attire la convoitise de grandes fortunes de la planète :  de l’homme d’affaires à l’Emir, du grand patron qui se retire et souhaite se reconvertir, au courtier de la City qui acquiert une propriété pour y passer ses vieux jours ou s’y divertir, tous ont décidé d’investir dans la pierre ou la terre  et de jouir de « l’art de vivre  français », de profiter de la situation géographique privilégiée de la France et de bénéficier de prix intéressants en comparaison avec d’autres marchés internationaux, tels que  Londres, New York, Hong Kong…  ».

 

A présent, après les Qatariens, les Libanais, les Africains et les Russes, c’est le tour des 

investisseurs chinois.

 

            Le Rush chinois 

 

Au début des années 90, les Chinois commencent par racheter des négoces de textile dans le quartier du Sentier à Paris puis, des commences maghrébins à Belleville. Avec des excédents de réserves de changes et des actifs publics ou privés très élevés, la Chine a une capacité d’investissements extrêmement puissante. En 2010/2011, la France est devenue le premier récepteur en valeur avec 5722 millions de dollars (source Rhodium Group)

 

Certains investisseurs chinois ont choisi de reprendre des unités de production françaises, avec des retombées économiques pour la France très mitigées. D’autres ont succombé à des coups de cœurs et ont investi dans le vignoble, séduit par la notoriété des vins français, leur prestige mais aussi dans le souci de développer la consommation de vins français en Chine.

 

Au cours de ces dernières années, 24 domaines viticoles ont été rachetés  dans le Bordelais par des investisseurs chinois (la Chine est également le premier importateur de Bordeaux avec 70 millions de bouteilles, soit 10% de la production), 2 autres propriétés ont été acquises récemment en Bourgogne, dont le fameux Château Gevrey-Chambertin, cédé à 8 millions € à un milliardaire chinois, propriétaire de salles de jeux à Macao. Cette transaction a d’ailleurs provoqué de vives réactions parmi les viticulteurs de la région qui s’étaient montrés acquéreurs en proposant 5 millions € pour le rachat de ce grand cru en « Côtes de Nuit » (Prix de vente initial : 7 millions €).

 

Il y a également le cas du Domaine Bouche (Chateauneuf du Pape, Côte du Rhône plan-de-dieu) dans le Vaucluse qui faute d’héritiers intéressés a vendu son exploitation à un partenaire franco-chinois, Champ Dong Créations Industries dans le but de « consolider ses parts de marché en Chine » et de « rénover son domaine ». 

 

Dans le milieu viticole, l’arrivée massive de ces investisseurs chinois est appréhendée tel un phylloxera d’un nouveau genre, celui qui sonnera le glas du savoir-faire ancestral et de la forte notoriété des grands crus.  Sauf le fait que l’exploitation soit maintenue par des viticulteurs français, l’investissement n’a guère de valeur économique et ne fait que surenchérir les prix des vignobles à céder, limitant ou condamnant ainsi l’accès à des investisseurs potentiels européens.

 

Du côté chinois, acquérir un château en France sonne telle une romance dans l’ex-empire du milieu et détenir un domaine viticole accorde à leur investissement, une valeur sûre.

 

Quoiqu’il en soit, les Français restent les premiers investisseurs dans le vignoble et sont  souvent des propriétaires locaux désirant s’ouvrir à l’international.

 

            Une « Grande Braderie » du Patrimoine français ?       

 

Lorsqu’en 2010, Bercy annonçait que l’Etat allait vendre  1700 biens immobiliers d’ici 2013 afin de résorber la « dette »,  nombreux se sont offusqués de cette « démarche ingrate » alors que depuis des décennies, cette pratique est empruntée par tous les gouvernements qui se sont succédés, hormis que les programmes de cessions étaient établis pour une année.

 

La majorité de ces biens sont entre autres des bâtiments administratifs désaffectés suite aux récentes réformes réalisées dans la réorganisation judiciaire et militaire (gendarmeries, casernes, prisons, tribunaux, autres sites),  l’administration des impôts….. dont l’entretien est extrêmement coûteux et inutile ;  ainsi que des « bâtiments prestigieux et extraordinaires » (Châteaux de Bridoire, du Parc Maveyre, Maison des Diables Rouges (ex-mess des officiers), le « Petit Montjoux" au bord du Lac Léman…etc).

 

 Parmi les acquéreurs, les collectivités locales pouvant faire jouer leur droit de préemption et des acheteurs privés ou étrangers. L’état compte récupérer 2.2 milliards € sur ces ventes.

 

« Ô rage, ô désespoir » ! L’Etat dilapide les « bijoux de famille », « tout est à vendre », « sauvons l’histoire » ! Les ressentiments ne se sont pas fait attendre :  Les uns redoutant une perte d’identité, évoquant une colonisation à la chinoise et d’autres  prédisant «  une gueule de bois carabinée quand la France se réveillera ».

 

Simplement, voilà des années que la France tourne à l’aspirine, avec une économie anémiée, voilà des années que la France s’amoindrit !

 

Le seul remède efficace est bien l’apport nutritif  des  « perfusions d’IDE* » qui permettrait le pays de sortir  de son état semi-comateux

 

INNOVATION : C’est le thème de la campagne que viennent de lancer l’Agence  française pour les investissements internationaux (AFII) et l’Institut national de la protection industrielle (INPI) afin d’attirer de nouveaux investisseurs étrangers.

 

Say oui to France

 

20 000 entreprises étrangères implantées dans l’hexagone, assurant plus de 2 millions d’emploi et 30% des exportations.

 

C’est en peaufinant son image égratignée par de nombreux clichés à l’étranger : les 35 heures, les grèves, une fiscalité lourde….et en tournant en dérision tous ces préjugés que la France parviendra à séduire de nouveaux investisseurs étrangers.

 

Les acquéreurs potentiels ciblés sont : les Etats-Unis, le Canada, la Chine, l’Inde et le  Brésil.

 

Utiliser des témoignages de sociétés étrangères déjà implantées et présenter tous les atouts pour persuader d’éventuels industriels internationaux du potentiel français, tel est le but de la vidéo diffusée actuellement sur le net : « Say oui to France ». 

 

 

 

 

D’ailleurs, selon le PDG Europe du ZTE (équipementier télécoms chinois), Lian Qiang, « la main d’œuvre française est très qualifiée, expérimentée et facile à encadrer » et la France jouit « d’une importante capacité d’innovation ». Pour le PDG du groupe danois Novo Nordisk (industrie pharmaceutique), « la France est devenue un des pays ou le traitement fiscal de la R&D est le plus généreux ».

 

Le rachat de NFM Technologies et de Blue Silicones dans la région lyonnaise (Groupe Rhodia) par des investisseurs chinois a permis de préserver les emplois, de relancer les investissements et de partir à la conquête du marché chinois.

 

Dans d’autres régions, notamment en Bretagne, les Chinois ont repris des sociétés dans l’agroalimentaire évitant ainsi la disparition d’entreprises. Parallèlement, des banques chinoises suivent leurs investisseurs lors des implantations.

 

La campagne INNOVATION est évidemment de taille. Inciter des firmes étrangères à s’implanter sur le territoire nécessite également quelques aménagements et réformes, en matière de droit de propriété immobilière, fiscal, douanier, social. 

 

            Les mesures envisagées et envisageables

 

La malheureuse expérience de la société MacCormick France à Saint Dizier rachetée par l’entreprise publique chinoise de tracteurs YTO a démontré que la législation française n’était pas adaptée pour réguler les transactions avec la Chine. En effet, MacCormick est l’un des leaders dans la fabrication de transmission pour tracteurs. Lors de son rachat, YTO avait annoncé le lancement de la production de ses tracteurs à Saint Dizier mais il n’en fut rien. Il est fort à craindre que la technologie MacCormick ait rejoint les chaînes de montage YTO en Chine. 

 

Autre exemple : Actuellement, des projets de création de « Parcs d’activités franco-chinois » sont en cours afin de faciliter l’implantation de PME chinoises, de créer des emplois in situ. Parallèlement, un parc symétrique doit être construit en Chine. Projet viable ou pas ? Les Chinois s’engageront-ils à avoir une activité industrielle en France ou ces parcs serviront-ils à faciliter les importations chinoises ?

 

A l’heure actuelle, le projet de « Parc d’activité franco-chinois » prévu à Châteauroux n’est pas prêt de voir le jour : désistement du partenaire initial chinois de la CCI et de la ville à la dernière minute, pas assez de candidatures de PME chinoises, ces dernières exigeant l’aménagement et l’équipement du site…

 

Afin de garantir les engagements des acquéreurs, des pénalités devraient être imposées jusqu’à l’annulation de la vente.

 

Imposer une taxe supplémentaire sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières encaissés par les non-résidents fiscaux : une aberration

 

En juillet 2012, le gouvernement Ayrault annonçait son intention d’instaurer « une mesure qui soumet aux prélèvements sociaux (15,5 %) les revenus fonciers et les plus-values immobilières de source française encaissés par les non-résidents fiscaux. Jusqu'à cette loi, les non-résidents échappaient à la CSG et autre CRDS, censées combler le gouffre de la sécurité sociale ». (source SICAVONLINE).

 

Une annonce maladroite : Calcul judicieux et revenus juteux mais encore aurait-il fallu anticiper les réactions, non pas des agences ou promoteurs immobiliers, qui sans grande surprise considèrent cette mesure comme « une énormité », « obscène et injustifiée », mais de ces non-résidents fiscaux à qui il va falloir expliquer pourquoi ils devront se soumettre à des prélèvements sociaux qui en fait ne les concernent aucunement. Comment expliquer à un Britannique, un Américain qu’il devra participer au renflouement des caisses de la sécurité sociale..alors que chez eux, la protection sociale est quasi inexistante et que les caisses retraite sont majoritairement privées ?

 

Il aurait suffi de rehausser progressivement les taux d’imposition auxquels sont assujettis les non-résidents : Etats membres de l’UE : 19%, « 33,33 % si le non-résident est domicilié fiscalement dans un autre état qui n'est pas un état ou territoire non coopératif » etc. 

 

Cette mesure risque de freiner l’enthousiasme de nombreux acquéreurs étrangers potentiels mais aussi, pour pallier la perte sur la plus-value, provoquer une hausse des prix  lors de la revente pour encaisser tout de même la plus-value initiale prévue avant la transaction. Ce qui signifie en tout et pour tout, que la propriété sera encore moins accessible aux résidents français en général.

 

            Le droit de propriété immobilière en France doit changer

 

Pour permettre aux générations futures d’avoir accès à la propriété, ce sont les notions d’ usus, de fructus et d’abusus, dans leur intégralité et dans la durée sur lesquelles les législateurs devront se pencher :

 

  • en imposant des durées limitées sous forme de bail de 30, 60, 90 ans
  • Participation des Français résidant en France au capital d’une SCI
  • Limiter les spéculations lors des reventes de biens immobiliers en imposant une expertise destinée à estimer la valeur réelle de la transaction et en cas dépassement de x%, assujettir  une surtaxe sur la plus-value.(=plus-value - 19% -15,15% -surtaxe)

France for sale ? La France n’est certainement pas à vendre. Elle est en pleine mutation. L’acquisition de certains de ses biens par des investisseurs étrangers est plus valorisante qu’à déplorer. Après avoir subi une exode rurale massive au cours des cinq dernières décennies, elle assiste progressivement au repeuplement de ses communes, non pas grâce aux performances démographiques des autochtones, mais par l’attractivité et le charme qu’elle exerce aux yeux des étrangers. Elle provoque des coups de foudre sans être un bourreau des cœurs, offre des instants forts en authenticité, une qualité de vie que beaucoup lui envie et sait se montrer hospitalière à eux qui savent l’aimer. La France dispose de bien des avantages et de par ses reliefs variés que de par sa situation géographique.

 

Say oui to France, c’est d’abord accepter de partager pour devenir plus fort, ce n’est pas une néocolonisation et c’est pour cela que la France devra également poser ses conditions à ses nouveaux acteurs venus notamment de l’Empire Céleste.

 

D’ailleurs, l’effort devra être mutuel. Sous des discours de coopération se dissimulent souvent cette soif de puissance et de cupidité chez les investisseurs chinois, enfermant aisément l’interlocuteur français dans sa bulle de naïveté. Les Chinois agissent pour leur pays avant tout, c’est en tout cas dés le plus jeune âge qu’ils s’investissent pour la patrie. La rapidité de leur expansion fait craindre aux Occidentaux que la Chine se pose tout ou tard en état « suzerain » en Europe. Sauf s’ils parviennent à « jouer » avec la législation chinoise en misant avant tout sur leurs propres intérêts.

 

Quoiqu’il en soit un bien immobilier est difficilement délocalisable et son environnement encore moins.

 

Enfin pour ceux qui auraient la mémoire courte, la France s’est construite avec des Etrangers pour être aujourd’hui ce qu’elle est : une société multiculturelle, jeune et tout à fait encline à accueillir sur son sol Américains, Brésiliens, Indiens…décidés à faire avec elle, un petit bout de chemin.

 

Ecrit par Chantal DOUPEUX

 

* France for sale : la France est à vendre

* IDE : investissements directs étrangers

 

http://www.leparisien.fr/lyon-69000/rhone-une-societe-franco-chinoise-rachete-un-vignoble-14-09-2012-2164642.php

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/03/les-chinois-a-l-assaut-du-vignoble-francais_1799212_3234.html

http://patrimoine.lefigaro.fr/etrangers-mains-patrimoine-francais.html

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/25/20002-20121125ARTFIG00044-l-etat-francais-veut-seduire-les-investisseurs-etrangers.php

http://www.lefigaro.fr/immobilier/2010/02/09/05002-20100209ARTFIG00006-la-vente-du-patrimoine-de-l-etat-reprend-.php

http://www.lefigaro.fr/culture/2009/11/28/03004-20091128ARTFIG00217-l-etat-pret-a-ceder-des-monuments-nationaux-.php

http://www.news-banques.com/les-etrangers-continuent-dacheter-des-biens-immobiliers-en-france-selon-bnp-paribas-international-buyers/01211616/

http://www.brosset-immobilier.fr/NewsletterPrestige/NewsletterPrestigeMai2012.html

 

 

 

 

 

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 18:29

Juste un mois après la sortie du livre de Jean-François Copé « Le Manifeste pour une droite décomplexée » qui avait fait polémique alors que le candidat à la présidence de l’UMP dénonçait un « racisme anti-blancs », c’est une affaire d’agression, dans le métro parisien, lors de laquelle un jeune homme avait été roué de coups et traité de « sale blanc, sale Français » par 3 individus qui relance le débat sur la réalité ou pas du « racisme anti-blancs ».

 

Pourtant, le code pénal français ne mentionne à aucun moment cette notion de « racisme » ce qui n’empêche pas la LICRA de se porter partie civile dans une affaire, qui hormis la violence gratuite et juvénile à déplorer, devrait plutôt figurer dans la rubrique des chiens écrasés.

 

Dans une société dans laquelle tout est géré, administré, conditionné par des Blancs, majoritairement chrétiens, une société qui s’est développée sur un passé colonial lamentable, il est évident que des ressentiments émergent de temps en temps de la part d’une infime minorité appartenant aux communautés issues de l’immigration.

 

Inégaux face à l’emploi et à l’intégration, citoyens de seconde zone dans les rouages des institutions, à peine nés ou arrivés, on les qualifie de « cas sociaux », responsables de tous les maux de notre société et de par leur couleur et leur confession, il n’est guère surprenant que de tels incidents, comme cette agression surviennent.

 

Pendant la campagne présidentielle 2012, chacun a pu relever les propos ouvertement discriminatoires tenus par les droites au sujet de l’immigration stigmatisant de nouveau les populations vivant dans les cités et finissant ainsi de les oppresser et de les provoquer.

 

Montrer du doigt constamment les quartiers difficiles n’a rien de laïque et républicain. Bien au contraire, la laïcité dans ce contexte ne peut être qu’écrasée par l’extrémisme.

 

Comme il y a encore 30 ans, il n’était pas bon d’être allemand quand on traversait l’hexagone. Du sale « Bosch » à d'autres incivilités, l’amitié franco-allemande était loin d’être une réalité.

 

Le politiquement correct veut que nul ne soit raciste, enfin ouvertement. D’ailleurs pour relativiser certains propos, d'autres  rétorquent qu’ils passent leurs vacances à Marrakech, adorent Bob Marley, que la cuisine chinoise est la plus équilibrée…même si ce sont des adeptes du cassoulet.

 

Jusqu’à présent, seul Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale a tenu des propos qui tiennent dans la logique laïque et républicaine : « Vivre ensemble se travaille dans la mixité sociale, par le renforcement de l’école, la force à donner à l’égalité républicaine ».

 

Rassurez-vous, le racisme anti-blancs n’existe pas dans notre société. Ce n’est pas en citant Roger Mugabe ou Khalid Abdul Muhammad qui en fait n’ont fait que reproduire tout bêtement ce que les Blancs ont fait subir à leur communauté qu’il faut à présent légiférer sur le « racisme anti-blancs ».

 

Le racisme quelque soit sa couleur d’ailleurs est « un système d’humiliation et d’oppression » imposé par des individus se considérant comme culturellement supérieurs.

Je doute que nos trois agresseurs du métro parisien aient réellement cogité sur cette « doctrine ».

 

Ce « racisme anti-blancs » est à présent bien instrumentalisé. On organise une journée de lutte contre le « Racisme anti-blancs » suite aux différents incidents survenus pendant les émeutes de 2005 mais ce dont on ne parle jamais, c’est bien de l’assassinat de Malik Oussekine en 1986 qui a eu lieu également lors de manifestations étudiantes et qui a marqué les jeunes de la communauté maghrébine. Cette affaire aurait dû être jugée devant une cours d’assises et non devant une juridiction correctionnelle. Là aussi, on a parlé de « bavure » mais à aucun moment de meurtre raciste et pourtant la volonté de tuer était bien établie.

 

En tout cas, même si nos « 3 lascards» de la Gare du Nord ne sont pas des oies blanches, il est fort à craindre que ce « racisme anti-blancs » devienne une vraie bête noire pour les magistrats qui devront délibérer.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 22:28

De la traite négrière à la mondialisation, l’Afrique demeure  le sein nourricier des grandes puissances occidentales, et plus récemment celui des nouveaux pays émergents permettant ainsi à ces derniers de répondre à leurs besoins croissants en matière énergétique au détriment des besoins vitaux du continent africain en matière de développement.

 

La gangrène des PAS (Programmes d’Ajustement Structurel)

 

A l’issue des décolonisations et dans le contexte de la guerre froide, la plupart des économies africaines souffrent dés le début des années 70 de déséquilibres macroéconomiques et macrofinanciers : « déficit budgétaire, endettement étouffant, inflation galopante et déficit commercial chronique », menaçant ainsi la stabilité du continent. Les Etats africains, en grande majorité ont recours  aux programmes du FMI via les institutions de Bretton Woods (3). Les réformes ou plutôt les PAS (Programmes Ajustement structurel) consistent en tout et pour tout à instaurer des politiques d’austérité entre autres, la réduction des dépenses étatiques et particulièrement dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ces mesures touchant majoritairement les plus vulnérables, notamment les femmes.

Parallèlement, ces Etats, déjà très affaiblis par un surendettement consécutif à une très mauvaise gestion en premier lieu, et des emprunts contractés et souvent détournés, continuent à perdre de leur souveraineté par rapport à leurs « donateurs », amenuisant ainsi tout espoir de développement. Mais quel développement ?

 

Ces PAS, sous entendant également l’intégration de ces Etats dans l’économie de marché mondialisé, démantèlent en même temps les économies locales et imposent ainsi une politique néolibérale non adaptée aux réalités de cet immense continent paradoxalement riche en matières premières mais dépossédé de tout contrôle sur son destin.

 

Pourtant, Joseph Stiglitz, ex-vice président de la Banque mondiale, avait déjà dénoncé tous ces programmes imposés à ces économies africaines, programmes qui ne tiennent pas compte des spécificités de ces Etats, en précisant que leur avenir était construit de l’extérieur, que les choix des partenaires était inapproprié et les décisions souvent prises par des responsables africains peu scrupuleux (3).

 

Cependant, la crise des années 90 et les guerres civiles et interethniques (1991-2001 : « La décennie du chaos ») (1)qui ont sévi sur le continent africain, ont cette fois-ci reconfiguré le statut de la femme dans cette société. Au cours de cette sombre période, en « multipliant de petits emplois » dans les secteurs informels, les Africaines ont assuré la survie de leur foyer, augmenté ainsi leur pouvoir social et gardé leur autonomie financière par des activités artisanales (2).

 

Avec 680 millions d’habitants, la population du continent africain est majoritairement féminine (+50 %). Employées pour les ¾  dans le secteur agricole, les femmes assurent 90% de la production de denrées alimentaires. Ce sont elles qui portent la santé des campagnes africaines.

 

Pourtant, confrontées à de multiples inégalités et contraintes par rapport aux hommes, telles que celles liées aux normes et traditions sociales, le non-droit sur le foncier, soit  sur les terres qu’elles cultivent mais qui ne leur permettent pas d’avoir accès aux intrants, la part d’héritage inéquitable pour les filles, les aléas de la polygamie qui en cas de mariage dissout ne permet plus aux femmes d’élever leurs enfants, les mariages forcés ou arrangés, les excisions et infibulations mettant leur santé  en danger, le fort taux de mortalité maternelle très élevé (866 décès contre 100 000 grossesses), un faible taux de scolarisation féminine (67%) et un accès aux soins quasiment néant, tous ces éléments, sans compter, les catastrophes climatiques (sécheresses, épidémies..), les guerres civiles et interethniques (1), ont finalement démontré que les Africaines étaient dotées d’une très forte détermination, une aptitude exceptionnelle à gérer, à anticiper, à décider, que leur personnalité ne se dessinait pas sous leur pagne (4), en faisant référence aux mutilations génitales montrées du doigt par les Occidentaux, mais se déclinait par leur poigne.

 

La femme africaine, véritable « bête de somme » (1), première levée, dernière couchée après la nième corvée,  « mère » qui porte, qui protège, nourrit ses enfants, veille à ce qu’ils ne manquent de rien, celle qui « dés leur naissance, les attachent, solidement, au dos, pagne noué serré, lien mille fois vérifié, tout en vaquant à leurs innombrables occupations,  celles qui « font corps » avec leurs petits et qui « sentent la moindre fièvre qui les affecte », celles qui « tremblent quand leurs enfants frissonnent », celles qui se minent quand leurs enfants grandissent mal car dans les classes surchargées, les enseignants aux salaires de misère par des plans d’austérité ne sont que dévalorisés, démotivés » (4).

 

Celle qui sait ce que c’est d’aller à la « bataille », (expression pour accouchement muskélé), et celle sur qui on compte « dans la prévention, la médiation et la résolution des conflits », personnalise à présent l’espoir dans le développement de ce vaste continent (5).

 

La « démocratisation imposée » a tout de même permis aux femmes de s’exprimer, d’accéder à tous les métiers et prendre une place importante dans la politique. D’ailleurs, le nombre de ministre femmes en Afrique est le plus élevé au monde (2).

 

Elles sont devenues les « interlocutrices interactives » des ONG et ont su s’organiser en réseau : coopératives agricoles, association de femmes….

 

A voir les « nanas Benz », (surnommées ainsi car après avoir fait fortune, elles roulent en Mercedes). Il s’agit de vendeuses ou marchandes de pagnes togolaises sans éducation qui  dans les années 60 ont su unir leur force en créant leur réseau et inonder de leurs produits toute l’Afrique de l’Ouest (1).

 

Même si le microcrédit fait encore défaut, le taux d’entrepreneuriat au féminin reste également le plus élevé au monde. D’ailleurs, en matière de financement, le système ancestral de la « tontine »,  dans lequel tous les « membres d’un groupe cotisent à un pot commun et dont la totalité est attribuée à tour de rôle à chacun d’entre eux » a montré depuis bien longtemps son efficacité en attendant d’accéder à la liberté « encadrée » du microcrédit. Ainsi au moment voulu, la « tontine » offre à chaque membre des sommes suffisantes à l’élaboration d’un projet (1).

 

aminata-traore-006.JPG

 

A présent, en favorisant l’accès aux femmes, à l’éduction, aux soins et à l’information, l’Afrique, cette Grande Dame, jusqu’à présent mutilée des fruits de ses entrailles, « excisée » (4) de ses richesses est à même d’imposer son image de « femme forte » au sens propre comme au figuré, ce « symbole » diffusé par des personnalités comme Aminata Traoré (a) et Wangari Mathaai (b) et sera très vite en mesure d’élaborer des politiques de développement adaptées aux réalités économiques, politiques  et culturelles africaines afin de décider d’un avenir plus serein et en nous mettant en garde sur ces plans d’austérité imposés actuellement au « Nord » à partir desquels se jouent à présent  notre destin.

 

 

Aminata Traoré - Lyon 20/09/2012

 

(1)http://www.scienceshumaines.com/la-femme-africaine-bete-de-somme-ou-superwomen_fr_14398.html

(2)http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/AFRICAINFRENCHEXT/0,,contentMDK:22851993~pagePK:146736~piPK:226340~theSitePK:488775,00.html

(3)http://ibrahimagassama.centerblog.net/4517626-Les-politiques-d-ajustement-structurelles-et-leurs-consequences-sur-les-crises-sociales-en-Afrique

(4) L’Afrique Mutilée d’Aminata Dramane Traoré et de Nathalie Mdela-Mounier – Editions Taama

 

(5) http://www.oecd.org/fr/csao/evenements/38518662.pdf 

 (a) Aminata Traoré fut ministre de la Culture du Mali et est auteure de plusieurs ouvrages : Afrique Mutilée, Afrique Humiliée, L’Etau, Le Viol imaginaire…

(b) Wangari Mathaai fut vice-ministre de l’environnement au Keynia (2003) 

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 16:36

251px-Chechnya03.pngLes véritables raisons des affrontements entre la Fédération de Russie et la République de Tchétchénie qui ont eu lieu au cours des années 90 et début 2000 restent bien souvent occultées et tues par les politiques et les médias.

 

Pour comprendre les conflits passés et les tensions actuelles, il est indispensable d’avoir une approche ethnolinguistique et confessionnelle du peuple tchétchène ainsi qu’ historique et géographique en  remontant au XVIIIème siècle, lors des premières tentatives de conquête de la Ciscaucasie par l’Empire russe et en prenant en compte la dure période soviétique durant laquelle les territoires furent redécoupés et les populations déplacées ou déportées.

 

Les Tchétchènes : Un  tempérament particulier

 

Plus connus sous le nom de « Vaïnakhs » (« notre peuple »)  jusqu’au début du XIXème siècle, soit dés les premières conquêtes de l’Empire russe en Ciscaucasie, les Tchétchènes et les Ingouches, qui appartienent à la famille ethnolinguistique caucasienne, se divisent en « teips », sorte de clans : le groupe des teips galgaï qui deviendront les « Ingouches » (du nom de la ville Inguch) et le groupe des teips nakhs appelés aujourd’hui Tchétchènes (d’après le nom de la localité Tchetchen).

 

La particularité de ce peuple est bien leur tempérament. Ce sont des montagnards habitués à vivre dans des conditions difficiles d’où  une forte tenacité à toute épreuve. Depuis des siècles, les Tchétchènes ont toujours opposé une résistance farouche à toute soumission : ni le Royaume de Géorgie, ni le Califat arabe, ni la Horde d’or, ni l’Empire ottoman et ni le Khanat de Crimée ne sont parvenus à imposer leur autorité aux Vaïnakhs.

 

Une islamisation tardive

 

L’autre particularité est que  l’islamisation de ce peuple fut très tardive dans cette région du Caucase. Ce n’est qu’au XVIème que l’islam, venu du Daghestan, s’introduit en Ciscaucasie. Jusque là, la plupart des Vaïnakhs étaient attachés aux croyances chamaniques. Une autre partie des teips vaïnakhs avaient été convertis au christianisme orthodoxe géorgien au Xème siècle.

 

C’est au début des premières conquêtes russes, en 1785 que les Vaïnakhs seront rassemblés par le Cheikh Mansour (guerrier tchétchène) afin de lutter contre les russes sous la bannière de l’islam. L’actuelle Tchétchénie était en fait une véritable enclave (avec l’Avarstan) au sein de l’Empire tsariste. En 1810, le groupe des teips galgaï, soit les Ingouches décident de s’en remettre aux Russes, position qui séparera définitivement les Ingouches et les Tchétchènes.

 

Même si les médias tentent d’occulter les facteurs ethnolinguistiques et confessionnels dans les conflits russo-tchétchènes,  les Russes étant un peuple indo-européen et chrétien tandis que les Tchétchènes appartiennent au groupe ethnolinguistique caucasien et sont de confession musulmanne, il est toutefois évident que ces deux critères constituent bien des éléments explosifs dans le contexte caucasien.

 

Les conflits  tchétchèno-russes jusqu’en 1944

 

En 1834, les Tchétchènes rejoignent les Daghestanais et se regroupent au sein de l’Imamat des Mourides (confrérie Soufi, branche mystique de l’Islam) afin de lutter contre les Russes et de mener le « gazavat » (guerre sainte islamique) en Ciscaucasie. Jusqu’en 1859, ils mèneront des guerres sans répit contre la Russie et seront finalement intégrés par l’Empire en poursuivant toutefois la guérilla dans les montagnes ciscaucasiennes jusqu’en 1917.

Profitant de la période chaotique de la « révolution russe », les Tchétchènes créent la « République des Montagnes » et mènent une lutte acharnée contre les Soviétiques. Ces derniers parviendront à800px-Map of Mountain ASSR liquider cette rébellion en 1921. En 1922, l’URSS crée la Région Autonome tchétchène et en 1924, la Région autonome ingouche. Lors des réformes sur les frontières des régions autonomes instaurées par Staline, les Vaïnakhs (Ingouches et Tchétchènes) seront réunis au sein de la République autonome tchétchéno-ingouche en 1936.

Quand la Wehrmacht arrive dans le Caucase en 1942-1943, les Vaïnakhs collaborent avec l’Allemagne afin de lutter contre les Soviétiques. Après le départ des troupes allemandes, des milliers de Tchétchènes et Ingouches seront déportés en Asie centrale et 50 000 d’entre eux périront au cours de ce long et terrible périple.

 

La réhabilitation des Vaïnakhs en Ciscaucasie et le début de nouvelles hostilités

 

En 1956, lors du XXème Congrès du Parti Communiste, Nikita Khrouchtchev annonce la réhabilitation des Tchétchènes et des Ingouches en Ciscaucasie et recrée la RASS Tchétchéno-Ingouche. Simplement, le district ingouche de Prigorodny a été cédé à l’Ossétie du Nord en 1943 et le district tchétchène de Novolakski attribué au Daghestan en 1944 lors de la suppression de la RASS Tchétchéno-Ingouche. Tchetchenie.pngCette nouvelle découpe provoquera dés la dissolution de l’URSS de nouveaux conflits dont la guerre russo-tchétchène et le conflit ingoucho-ossète, de même que des tensions entre Tchétchénes et Avars.

 

En octobre 1990 a lieu le Congrès des Peuples Tchétchènes à Grozny, visant à obtenir la souveraineté nationale  pour la Tchétchéno-Ingouchie. En novembre 1990, le Soviet suprême de la RASS adoptait une déclaration de souveraineté de la République et demandait également l’égalité des droits de tous les sujets tchétchènes et ingouches avec toutes les républiques RSFS de Russie. En même temps, des députés ingouches réclamaient la réattribution des territoires rétrocédés aux autres républiques en 1943/1944, (suite à la suppression de la RASS de Tchétchéno-Ingouchie) et la réhabilitation des peuples déportés par Staline. Face à la montée du nationalisme tchétchène et ingouche, la communauté russe, très nombreuse dans le Nord de cette région, demanda immédiatement le rattachement des districts de Naourski, de Sounjenski et de Chelkovski à la province de Stavropol auxquels ils appartenaient jusqu’en 1957. Face aux tensions entre les différentes communautés, soit entre les Tchétchènes et les Ingouches, les Russes et les Ossètes, le Soviet suprême de la république est déclaré illégitime lors du IIème Congrès du Peuple Tchétchène en juin 1991 et de facto la Tchétchéno-ingouchie est séparée de l’URSS.

 

Les guerre russo-tchétchènes : 1994- -1996 et 1999-2002

 

C’est en 1994, que la Russie tente de reprendre le contrôle de la Tchétchénie. Ce premier conflit sanglant qui dura 2 ans  se soldera par un échec militaire, politique et moral de l’armée russe. En 1999, les attentats terroristes survenus à Moscou notamment, serviront de prétexte pour reconquérir la Tchétchénie par les forces militaires russes. Bien que l’opinion en Russie considère cette guerre comme une réussite, cette offensive est bien loin d’avoir stabilisé cette région du Caucase et d’avoir permis une forte domination russe en Tchétchénie.

Côté tchétchène, malgré la résistance et les moyens matériels considérables déployés, ils ne sont pas parvenus à obtenir le soutien de la Communauté internationale, des autres peuples musulmans et de la Géorgie voisine, ouvertement anti-russe mais aussi anti-tchétchène. De plus, la Tchétchénie et l’Ingouchie se sont retrouvées complément encerclées : Au Nord, par l’armée russe, au Sud la frontière fut bloquée par la Géorgie (cette dernière contestant les prétentions territoriales tchétchènes  relatives à une zone montagneuse sur la frontière tchétchéno-géorgienne) et à l’Ouest par l’Ossétie du Nord quant aux différends frontaliers opposant les Ossètes et les Ingouches. Le seul accès vers l’extérieur fut un passage très étroit et escarpé vers l’Azerbaïdjan via le Daghestan mais qui tout de même avait permis un trafic d’armes avec la discrète « bénédiction » d’Ankara.

 

Malgré la puissance militaire russe, la configuration de cette zone de combats, soit un massif montagneux et escarpé limitant ainsi l’acheminement des troupes et du matériel, l’armée russe s’est retrouvée confrontée à une situation comparable à celle qu’elle avait vécue en Afghanistan : des ennemis invisibles mais omniprésents.

Outre le tempérament tenace des Tchétchènes, la guerre caucasienne du XIXème siècle, les déportations de 1944, les luttes anti-soviétiques de 1917-1921 et 1942-1943, les problèmes de tracé des frontières de même que  les facteurs ethnolinguistiques et confessionnels et surtout l’implosion du bloc soviétique sont en fait les causes véritables de ces conflits russo-tchétchènes, (comme d’autres d’ailleurs). Il serait presque utopique de croire à une stabilisation de cette zone, notamment dans le contexte actuel du monde arabe. Les peuples du Caucase n’ont sûrement pas dit leur dernier mot. Sans parler d’une présence justifiée des troupes russes dans cette région, le danger actuel se trouve dorénavant sur l’axe nord-sud menaçant la paix mondiale. En maintenant une certaine pression sur cette zone sous haute tension gênant la formation de groupes jihadistes , en entretenant de bonnes relations avec l’Iran, la Russie conserve son rôle de grandes puissances mais assure probablement une certaine sécurité dans cette région où la paix n’a jamais été une tradition.

 

                                                                                                                                                    Ecrit par Chantal DOUPEUX

 Sources:

Oleg Serebrian "Autour de la Mer Noire : Géopolitique de l'espace pontique"

Le Monde Diplomatique 2002

http://www.worldwidepress.info/article-le-caucase-une-zone-sous-haute-tension-107469611.html

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 21:07

ethnic map of CaucasusDepuis des siècles, l’espace caucasien pontique, de part la particularité de sa configuration physico-géographique et sa composition ethnique et confessionnelle reste avant tout une zone de conflits.

Cette région qui s’étend du Grand Caucase à la Mer noire pour atteindre la Mer Caspienne comprend au Nord, la Ciscaucasie avec 7 états fédéraux de la Russie : Daghestan, Tchétchénie, Ingouchie, Ossétie du Nord, Karbardino-Balkanie, Karatchaïvo-Tcherkessie, Adygée, les provinces de Krasnodar et de Stravopol et l’extrêmité ouest de la République de Kalmoukie et dans sa partie du Sud, la Transcaucasie dont l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie.

 

Cet axe, soit le Grand Caucase, la Mer Noire et la Mer Caspienne, outre sa spécificité multiethnique, offre également une particularité propre à cet espace, soit une diversité confessionnelle unique : Musulmans sunnites et chiites, Chrétiens orthodoxes et monophysites, bouddhistes, Lamaïstes, Zoroastriens, Juifs des Montagnes et Ebraelis.Caucasus Religious Composition sm

 

Tout autour, 3 acteurs géopolitiques forcés de se réorganiser suite à la dissolution de l’URSS au début des années 90 : la Fédération de Russie, la Turquie et l’Iran fondamentaliste.

 

A présent, la disparition du « dictateur géopolitique » que fut « l’Empire Rouge » et le « vide de pouvoir » que cette nouvelle donne a engendré dans les années 90, ont fait ressurgir de vieilles rivalités au sein des ex-républiques déjà sur le plan confessionnel, soit peuples chrétiens et musulmans et ethnolinguistique, les indo-européens et les caucasiens et enfin géoéconomiques.

Lors de la proclamation de leur souveraineté consécutive aux mouvements nationalistes et séparatistes à l'époque de la chute de l'URSS, ces ex-républiques socialistes se sont retrouvées confrontées aux problèmes majeurs du tracé des frontières et de la réhabilitation de certaines ethnies suite à leur déplacement pendant la  période soviétique pendant laquelle les décisions territoriales étaient généralement prises pour punir les uns et récompenser les autres. Enfin, cette région caucasienne comporte des intérêts géoéconomiques quant aux ressources énergétiques offertes par la Mer Caspienne et le rôle prépondérant de la mer noire pour son accès vers les océans.  Tous ces « composants » ont transformé cet espace en zone de conflits, conflits pour certains réactivés  et pour d’autres crées par l'organisation territoriale imposée par les Soviétiques privant certains peuples de toute aspiration à une unité nationale :

 

·       Les conflits actifs

 

La guerre russo-tchétchéne, le conflit sanglant du Haut-Karabagh (guerre azéri-arménienne) qui demeure gelé actuellement, les conflits géorgien-abkhazes et géorgien-ossètes (intervention militaire russe en 2008)

 

·       Les conflits passifs

Les dissensions irano-azéries, turco-arméniennes, azéri-géorgiennes, osséto-ingouches, lézghieno-azéries et arméno-géorgiennes

 

·       Les conflits latents

 Parmi la vingtaine de conflits potentiels recensés, les problèmes de la frontière avec la Tchétchénie et l’Ingouchie, mais aussi avec le Daghestan et la Tchétchénie, l’autonomie des Laks, problème de l’Avarstan..etc peuvent être cités

 

En conclusion, la présence russe et ses interventions dans le Caucase, ne sont qu' en fait un prolongement de la politique soviétique mais aussi tsariste  même si la Fédération de Russie s’en défend. Depuis la dissolution de l’URSS,  les Russes n’ont jamais accepté la perte d’une partie de leur territoire (55%) et de sa population (45%). L’enjeu géopolitique de cette région est telle que son alliance « tacite » mais indéniable avec l’Iran fondamentaliste qui pourrait paraître hors nature a son explication dans la continuité de son opposition à la Turquie, soit de l’OTAN (la Turquie étant membre de l’OTAN depuis 1952).

En utilisant l’argument, souvent à raison du panislamisme et du maintien de la paix sur cet espace caucasien, la Fédération de Russie compte bien se maintenir dans cette région puisqu’elle a perdu son accès à la mer noire, ses intérêts directs sur la mer caspienne sont compromis et compte tenu de l’accroissement de la  population musulmane sur cette zone, l’influence wahhabiste venue d’Arabie Saoudite et soupçonnée de financer les Révolutions Arabes  menacant ainsi la paix du monde, la Russie tente de rester maître de ses ex-sujets souverains sur cet espace caucasien pontique.

Sa prise de position  dans la crise syrienne, dans le cadre de ses intérêts  géostratégiques (bases russes stationnées dans le port de Tartout en Méditeranée), économiques (livraison d’armes..), et son alliance avec l’Iran expliqueraient son soutien au régime de Bachar Al-Assad considéré comme le « musulman adéquat » pour maintenir les intérêts et la position de puissance régionale géopolitique de la Russie tout en poursuivant son rôle traditionnel d’adversaire juré des Occidentaux, en maintenant des zones de conflits gelés et ainsi, sa présence sur cette zone perturbée en prétextant le maintien d’une paix "déguisée".    

                                                

                                                                                                                                     Ecrit par Chantal DOUPEUX

 

 

Sources : Oleg Serebrian "Autour de la Mer noire : géopolitique de l'espace pontique"

Courrier de Russie Février 2012

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 19:42
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 19:18

Reportage de la Moldova 1 International du 15 avril 2012 - Présentation de l'Association Eminescu à Genève et du projet du "Guide du Patrimoine Historique et Culturel de la République de Moldavie" à la 15ème et 30ème minute. Un grand merci à l'association Eminescu pour son invitation lors du premier atelier "Eminescu Réinventé" ainsi qu'à Djemâa Chraïti pour sa participation de même qu'à Fred Kasar, cameraman pro pour sa prestation

 

 http://trm.md/ro/moldovenii-de-pretutindeni/moldovenii-de-pretutindeni-din-15-aprilie-2012/

 

 

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